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Publié par dans Mastering | 7 commentaires

Comment Préparer Votre Morceau Pour Le Mastering LANDR

Comment Préparer Votre Morceau Pour Le Mastering LANDR

Mastering : Par LANDR

Faire de la musique n’est pas si difficile. Mais obtenir un son pro peut s’avérer très technique et long pour un artiste dont ce n’est pas la spécialité.

Cet article vous aidera donc à préparer vos pistes afin d’obtenir le meilleur mastering possible avec LANDR. Lisez attentivement, prenez des notes, et appliquez ce que vous en avez tiré sur vos propres compositions.

Comprendre les dynamiques et le Mastering

Un mix dynamique composé de nombreuses transitoires va mieux sonner. En effet, plus rythmé et groovy, moins ennuyeux, il sera plus intéressant et stimulant à l’écoute.

Laisser de la place aux dynamiques sonores n’a rien de très compliqué – le tout est de comprendre les transitoires et l’idée de headroom ou réserve de niveau.

Que sont les transitoires ?

Les transitoires sont dans l’attaque du son. C’est le “crack” de la caisse claire, le “slap” et le “thump” de la grosse caisse. C’est l’élément clé qui donnera rythme et groove à votre morceau. Elles sont essentielles si vous voulez que votre musique frappe l’oreille des gens, et qu’elle ne passe pas juste comme une lettre à la poste.

Voici un exemple de transitoire : Observez l’attaque (établissement initiale du son) et son extinction.

Dans ce cas-ci, c’est le même signal mais compressé.

Un bon exemple de piste qui n’a plus de dynamique.

Qu’est-ce que le Headroom et en quoi cela peut aider le Mastering ?

Le Headroom correspond à une réserve de niveau spécialement dédiée au processus de mastering.

Ici, vous pouvez voir une piste avec une faible réserve de niveau. Cela signifie qu’il y a très peu, voir aucune marge destinée au mastering.

Voici une piste sans headroom.

Et voici la même piste mixée avec beaucoup de headroom. Vous pouvez observer la marge qui a été conservée.

Une piste avec un headroom suffisant

Comment avoir un Headroom suffisant pour procéder à un Mastering LANDR ?

L’astuce, c’est d’enregistrer et de mixer à des niveaux raisonnables. Idéalement, faites en sorte que vos pics les plus forts ne dépassent pas les -6 dB. Autant sur vos pistes (tracks) que sur le master fader. En dépassant ce niveau, vous obtiendrez des distorsions liées à l’effet appelé “clipping”, très dérangeantes pour la suite du traitement.

Vous pouvez observer que le niveau du master fader atteint son pic à -6dB.

 

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LES RÈGLES À SUIVRE POUR ÉVITER LE CLIPPING

L’erreur commune est de mixer à un niveau trop élevé et ensuite mettre un limiteur sur le master bus afin d’éviter l’effet du “clipping”. Un limiteur peut empêcher les lumières rouges indiquant l’overload (saturation) de s’allumer, mais cela nuira tout de même aux dynamiques en réduisant les transitoires. C’est l’équivalent audio de la vallée de la Mort.

L’un des problèmes que l’on voit régulièrement avec les masters LANDR c’est que même si le master fader conserve la marge de headroom à -6dB, le limiteur qui le précède écrase le mix. C’est de la triche, et vous vous ferez vite rattraper !

Je vous dis cela car le master fader abaisse le niveau du gain après avoir touché le limiteur, pas avant. Et donc à ce stade là, le mal est déjà fait.

ALORS, QUELLE EST LA SOLUTION ?

À l’étape du mixage, ne vous souciez pas de sonner fort en utilisant toutes sortes de limiteurs ou de compresseurs. Dans un premier temps, tentez de faire sonner votre mix au mieux. On se préoccupera du “volume” seulement à l’étape suivante, celle du mastering.

Par exemple, vous ne feriez pas cuire une pizza pour la refaire cuire juste après. De même, ça n’aurait aucun sens de masteriser votre chanson, pour l’envoyer se faire masteriser à nouveau.

Voici l’exemple d’un mix avec beaucoup de headroom

Quels sont les meilleurs formats de fichier à soumettre à LANDR ?

Envoyez toujours votre meilleure version possible pour le mastering. Exportez vos pistes en format WAV ou AIFF dans la même fréquence d’échantillonnage et la même résolution que lors de votre enregistrement. C’est-à-dire que si vous avez enregistré en 44,1 KHz, restez à cette fréquance d’échantillonnage. Si vous avz enregistré en 48 KHz, de même, restez à cette fréquence…

S’il vous faut un fichier mp3 ou n’importe quel type fichier compressé “avec perte” pour la distribution, attendez d’avoir votre fichier final masterisé, puis convertissez le par la suite. N’envoyez pas de format mp3 (ou m4a, ogg ou wma) pour le mastering.

En ce qui concerne la résolution, 16 bits peut devenir un peu bruyant quand vous commencez à additionner plusieurs pistes. Utilisez toujours 24 bits. C’est d’ailleurs la résolution que je vous conseille d’utiliser lors de vos enregistrements. Il n’y a aucune raison de ne pas utiliser cette norme, elle s’applique partout.

Ne vous préoccupez pas du dithering tout de suite, laissez-le à l’étape du mastering.

Fréquence d’échantillonnage et Mastering

La fréquence d’échantillonnage est sujette à débat. Il y a beaucoup d’arguments sur ce qui est bon, mauvais ou encore accepté sans réellement savoir qui a raison. Beaucoup de grands enregistrements sonores ont été enregistrés à 44,1 kHz. Utiliser une fréquence d’échantillonnage élevée n’est pas un problème en tant que tel, mais assurez-vous que votre ordinateur peut gérer cette pression supplémentaire.

Plus votre processeur (UCT) est élevé, plus votre ordinateur doit travailler.

Voici l’exemple d’un processeur élevé dû à un enregistrement à 96kHz

 

Si vous avez déjà une bonne idée de votre mix final, faites attention de travailler avec la bonne fréquence d’échantillonnage et évitez ainsi les étapes de conversion inutiles à la fin.
CD=44.1kHz, Video=48kHz, Spotify/Soundcloud= la fréquence d’échantillonnage n’a pas d’importance.

Et rappelez-vous que pour le home-studio, je vous conseille d’utiliser la fréquence d’échantillonnage de 44,1 KHz.

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Est-ce que cet article vous a aidé pour la réalisation de vos mastering avec LANDR ?

7 Commentaires

  1. Merci Cédric pour cet article clair et illustré.

    J’avais lu qu’il était mieux pour les convertisseurs Analogique/numérique des cartes son d’avoir un niveau RMS d’entrée autour des -18dB.

    Donc, le niveau moyen (RMS) à -18dB et les pics à -6db au mix, et on est bon pour le mastering!

    Tu confirmes?

    • Cela va dépendre des logiciels et du matériel. Le niveau optimal n’est pas toujours à -18db. C’est souvent un peu au dessus (entre -12db et -18db).
      Il faut garder du headroom pour se donner de la marge d’action par la suite et surveiller que le master bus ne tape pas au dessus des -6 db en général.

  2. merci pour ce rappel de ce qu’est un bon mix, question niveau et headroom (c’est un sujet très important)…bon, après le site mentionné pour faire établir un mastering : je suis pas très fan, voir pas fan du tout ….un simple limiteur appliqué au bus général donne le même résultat. Je serai d’avis que tu insistes sur ce point. Merci Cédric !

    • Bonjour Thierry et merci pour ton retour et ton témoignage.
      Je ne suis pas tout à fait d’accord sur le fait qu’un simple limiteur appliqué au bus master donne le même résultat. C’est, à mon avis, beaucoup plus complexe que cela. On peut très facilement constater l’action d’un compresseur multibandes car on sent très souvent que des zones fréquentielles particulières ont été compressées après un mastering dans LANDR. On peut en juger par exemple sur une ride de batterie au sein d’un morceau. Fais le test tu verras, mais en wave, pas en mp3…
      Je l’ai utilisé un nombre incalculable de fois pendant mes cours et voici mon avis.
      Cela ne remplacera jamais un mastering fait par un être humain qui s’y connait, c’est sûr et certain. Perso j’obtiens de bien meilleurs résultats quand je fais mes mastering moi-même par rapport à LANDR. Un ingénieur spécialisé fera encore 100 fois mieux. Il faut l’expérience, le poids des années de pratique, les connaissances et les outils pour réussir de bon mastering.
      Après je pense que tout va dépendre du projet et de ce que vous voulez en faire. Ce qui est certain, c’est que pour de petites productions et pour les débutants, LANDR est un outil très intéressant en attendant d’apprendre.
      Il permet de gagner du temps sur des projets qui ne nécessitent pas de passer du temps sur un mastering par exemple. Il permet aussi d’améliorer ses mix car LANDR peut être utilisé comme un outil pédagogique en passant le morceau rapidement dans l’application pour voir si le mixage prend la bonne direction (c’est ce que je fais avec certains élèves)…

      • Merci CEDRIC pour ta réponse que j’apprécie. Je grossissais le trait pour le limiteur, je ne voulais pas entamer un débat de fond alors que je suis tout à fait conscient que mon commentaire portait en lui ce débat :). Je comprends tout à fait ta méthode et nous nous rejoignons sur le fait qu’actuellement un être humain qualifié fera toujours mieux qu’un algorithme (il me semble utopique que ce site dévoile SON algorithme car c’est sa raison d’exister et de faire de l’argent, ne l’oublions pas). Je note que son niveau d’information à évolué, notamment sur la capacité de reconnaissance du style, preuve s’il en est que les concepteurs de ce site ont pris en compte les remarques et avis des primo utilisateurs. Alors, oui, si l’objectif est d’avoir un mastering rapide et à moindre frais, dans un format compressé, ce site peut répondre à la problématique et donner satisfaction.J’ai beaucoup apprécié tes explications sur le travail préparatoire au mastering.

  3. Excellent article résumant bien la problématique. On regrettera, peut être un descriptif succinct du travail effectué durant le “mastering” chez LANDR notamment, quels sont les paramètres ciblés dans le déroulement des algorithmes.
    J’utilise ce service et tous mes morceaux sont passés chez eux, (plus de 40) j’ai pu comparer avec ce que je faisais de façon artisanale, et même si j’arrivais à un résultat sensiblement équivalent, il n’y a pas photo. Quel gain de temps!
    Je conseille.

    • Merci pour ton retour Jef
      Oui, je suis d’accord il serait intéressant de savoir comment fonctionne l’algorithme. A voir avec LANDR, s’ils seraient ok pour dévoiler leur secret.
      Peut-être l’objet d’un prochain article…

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