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5 conseils pour bien débuter en home-studio

5 conseils pour bien débuter en home-studio

Dans ce nouvel article je souhaiterais vous sensibiliser sur 5 points qui, si au premier abord paraissent évidents, j’en suis persuadé vous aideront à ne rien laisser au hasard et vous éviteront ainsi de vous retrouver dans une situation embarrassante notamment lorsqu’il s’agira de mixer vos  propres productions et pourquoi pas celles des autres si vous êtes un peu plus avancé.

Quel que soit son niveau d’expertise dans le domaine de la production musicale en home-studio, il est important au-delà des techniques de mixage de développer et construire, petit à petit, des méthodes et des habitudes de travail qui vous aideront à éviter certaines erreurs auxquelles vous pourriez être confronté et qui pourraient être parfois, dans certains cas, irréversibles…

Voyons de quoi il est question dans la suite de cet article…

Nous distinguerons 3 phases ; avant, pendant et après l’enregistrement.

Avant l’enregistrement

Penser à accorder les instruments !

Aussi  évident que cela puisse paraître je ne connais pas beaucoup de musiciens pour qui le problème d’accordage ne s’est jamais présenté à eux lors d’une séance de studio ou de homestudio… Si cette opération d’accordage ne demandera en général pas beaucoup de temps, elle est néanmoins primordiale afin que chaque instrument parle le même langage, soit accordé au même diapason !

Prenons l’exemple de 2 guitaristes et imaginons que vous soyez amené à les enregistrer.

L'accordage de la guitare, indispensable avant l'enregistrement.
L’accordage de la guitare, indispensable avant l’enregistrement.

Si l’accordage des 2 guitares lors de la prise de son n’est pas parfait, vous vous retrouverez lors du mixage avec un mélange des 2 guitares qui risque de produire un effet de chorus du plus mauvais goût… Vous n’aurez alors que 2 solutions qui s’offriront à vous ;

  • Être contraint de supprimer la prise « fausse » et ne garder qu’une seule guitare ce qui est dommage car jouer sur la panoramique en envoyant une guitare à gauche et une autre à droite peut-être très intéressant et va créer un effet de largeur.

ou

  • Tout simplement ré-enregistrer la 2ème guitare avec tous les problèmes et les contraintes que cela comporte. (Perte de temps, contexte différent, disponibilité du musicien…)

Cet exemple vaudra bien entendu pour tous les instruments nécessitant un accordage.

Pendant l’enregistrement

Ne pas enregistrer ses sources avec trop de gain

Vous le savez sans doute s’approcher du 0 db à la prise de son doit immédiatement vous mettre en alerte faute de quoi votre signal risque de saturer et rendre votre prise de son inutilisable et inexorablement destinée à la poubelle de votre ordinateur.

C’est souvent le cas pour les prises de sons de voix et de batterie où les variations de dynamiques sont parfois très importantes.

Afin d’éviter cela utilisez les vu-mètre de votre séquenceur ou de votre table qui vous renseignerons de manière assez précise sur le gain d’entrée de votre son. Je vous conseille d’enregistrer vos sources aux alentours des -18 db, il sera toujours temps de rattraper le volume général de votre titre un peu plus tard.

Vu mètre logic pro
Vu mètre logic pro

L’utilisation d’un compresseur sur vos sources peut être une solution efficace qui permettra de contrôler la dynamique à l’entrée de la carte son mais cela demande une bonne connaissance de ce dernier faute de quoi vous risquez de ne faire en réalité plus de mal que de bien et rendre ainsi votre prise inutilisable.

Enregistrer ses sources avec assez de gain

Si enregistrer vos sources avec trop peu de gain n’aura pas de conséquences irréversibles cela peut générer d’autres problèmes qu’il est bon de connaître.

Tout d’abord vous risquez d’avoir quelques difficultés pour que votre source puisse être correctement audible au milieu des autres instruments. Imaginez par exemple que le bassiste ait du mal à entendre la grosse caisse lors de la session d’enregistrement. Il risque fort de vous demander de corriger ce problème pour pouvoir enregistrer confortablement. La grosse caisse étant un repère important pour le bassiste.

Vous serez ainsi contraint de traiter cette dernière de manière à la faire ressortir ce qui nécessitera du temps et demandera également des ressources à votre processeur.

Mieux vaut donc s’assurer d’un gain suffisant à la prise aux alentours des – 18 db qui sera, on l’a déjà vu dans un autre article, un bon repère.

Si vous utilisez un pré-ampli à lampe (Souvent assez onéreux par rapport aux préamplis à transistors qui équipent la plupart des cartes sons) qui est censé donner à votre prise une couleur et une chaleur particulière, ayez à l’esprit que pour profiter pleinement des bienfaits des lampes il faudra que ce dernier soit attaqué avec suffisant de gain. C’est un peu le même principe pour un ampli guitare à lampes.

Ne pas oublier de sauvegarder son travail et d’appuyer sur le bouton RECORD !

Là aussi l’évidence est tellement flagrante mais oh combien importante… Cela vous évitera bien des déboires le jour où vous serez en session d’enregistrement en studio ou en home-studio.

Bref, rien de compliqué sur ce point précis mais encore faut-il penser à bien enclencher le bouton record lors de l’enregistrement… Faute de quoi vous n’aurez d’autre alternative que de recommencer la prise.

Concernant la sauvegarde de votre travail, je vous conseille de paramétrer votre séquenceur (s’il le permet) afin qu’il enregistre régulièrement et de manière automatique mais rien ne remplacera votre clic de souris dès lors où vous effectuerez une prise. C’est de mon point de vue la seule solution vraiment fiable.

Après l’enregistrement

Ecouter son mix sur d’autres sources

Quelque soit l’endroit et le lieu où vous réaliserez votre mix ayez toujours à l’esprit qu’il ne sera pas neutre acoustiquement et qu’il vous aura amené à mixer de telle façon plutôt qu’une autre notamment au niveau de l’égalisation de vos sources.

Cela peut être liée à l’acoustique de votre pièce ou à vos enceintes de monitoring mais quoiqu’il en soit il est toujours de bon goût de mettre votre mix à l’épreuve d’autres systèmes d’écoutes.

Cela vous permettra souvent de vous rendre compte de subtilités au niveau de certaines fréquences que vous n’aviez pas forcément perçues au sein de votre environnement habituel et qui vous aideront à revenir sur votre session afin d’apporter les corrections nécessaires.

Conclusion

Ces quelques conseils je l’espère vous aideront à avoir les bonnes méthodes et les bons réflexes que tout ingénieur du son doit avoir à l’esprit même si avec le temps et l’expérience ils vous paraîtront tellement évidents que vous n’y penserai plus de manière systématique.

C’est à mon sens un bon indicateur qui mettra en exergue le fait que vous êtes en train de développer vos propres habitudes de travail… Et c’est plutôt bon signe !

Visionner la vidéo :

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